
Il était une fois ...
Steam Noise
L'histoire racontée par Victoria
Vous cherchez Steam Noise ? Alors vous êtes au bon endroit.
Je m'appelle Victoria. Vous m'avez peut-être déjà croisée dans l'univers de Steam Noise. J'apparais notamment dans les clips de « Presque Rien » et « Mourir à Plusieurs ». Mais aujourd'hui on m'a confié une autre mission : vous raconter leur histoire. Et puisque les deux personnes qui se cachent derrière Steam Noise préfèrent rester dans l'ombre, il fallait bien que quelqu'un s'en charge. Alors installez-vous. Je vais essayer de vous expliquer comment tout cela a commencé.
AU DÉBUT, IL N'Y AVAIT QUE LA MUSIQUE
Steam Noise est un duo d'artistes belges totalement indépendant.
Ils sont auteurs, compositeurs et producteurs. Ils enregistrent et produisent eux-mêmes leur musique et réalisent également leurs propres clips et construisent leur univers visuel.
Autrement dit, derrière Steam Noise, il n'y a pas une grande équipe, une maison de disques ou une armée de créatifs. Il y a essentiellement deux personnes, des idées, des machines, des instruments de musique, beaucoup de café et probablement beaucoup trop d'heures passées devant des écrans. L'histoire commence véritablement en 2024.
Cette année-là, Steam Noise crée une chaîne YouTube avec une idée de départ assez simple : reprendre des chansons françaises, mais sans chercher à reproduire les versions originales. Au contraire. Ils décident de ne conserver qu'une seule chose : les paroles. Tout le reste peut disparaître. Mélodie, arrangement, rythme, instrumentation, ambiance... Tout est reconstruit. Ces reprises deviennent alors une sorte de laboratoire musical. Une manière d'expérimenter, de chercher un son, de tester des idées et, surtout, de découvrir progressivement ce que pourrait devenir Steam Noise. Parce qu'à ce moment-là, eux-mêmes ne le savent pas encore vraiment.
CHERCHER SON IDENTITÉ
C'est probablement l'une des choses les plus importantes à comprendre à propos de Steam Noise. Le projet ne s'est pas construit autour d'un genre musical défini à l'avance. Il s'est construit autour de l'expérimentation. Électronique, pop, rock, textures plus sombres, sonorités rétro, influences cinématographiques... Ils mélangent. Ils essaient. Ils recommencent. Parfois ça fonctionne. Parfois beaucoup moins. Mais ils continuent.
Le but de leurs premières reprises n'était donc pas simplement de revisiter des chansons connues. Elles leur servaient surtout à apprendre à travailler ensemble, à construire progressivement une méthode de création et de se façonner une identité musicale.
Le morceau « Rio Grande », d'Eddy Mitchell, marque une étape importante. Steam Noise en réalise un véritable clip et, à cette époque, les deux artistes apparaissent encore eux-mêmes à l'image. Mais cela ne va pas durer.
2025 — TOUT EFFACER POUR RECOMMENCER
À la fin de l'année 2025, Steam Noise prend une décision plutôt radicale. Tout recommencer. Ils considèrent que leur projet a suffisamment évolué pour mériter une véritable identité. Pas seulement musicale. Visuelle également.
Et pour construire cette nouvelle identité, ils commencent par faire quelque chose que beaucoup auraient probablement hésité à faire : ils suppriment une grande partie de ce qu'ils avaient construit jusque-là sur leurs réseaux sociaux et leur chaîne Youtube. Puis ils repartent presque de zéro. Cette fois, avec une idée beaucoup plus précise de ce que Steam Noise doit devenir. Ils ré-enregistrent leur version du titre « Rio Grande » en y appliquant toute l’expérience acquise, puis sortent rapidement leur premier single original, « Madame ».
DISPARAÎTRE POUR MIEUX EXISTER
C'est à ce moment qu'ils prennent une autre décision importante. Ne plus être l'image de Steam Noise.
Ils ne veulent plus nécessairement apparaître dans leurs clips. Ils ne veulent pas construire le projet autour de leurs visages. Ils préfèrent laisser cette place à un univers. Un univers dans lequel des personnages peuvent apparaître, disparaître, revenir, évoluer et raconter leurs propres histoires. Des lieux peuvent exister le temps d'une chanson. Des époques peuvent se mélanger. Le réel peut rencontrer le fantastique. La beauté peut côtoyer quelque chose de beaucoup plus inquiétant. Et parfois... les morts refusent même de rester tranquillement dans leurs tombes afin de donner un sens plus actuel aux paroles d'une chanson. Vous comprendrez assez rapidement de quoi je parle.
LA NAISSANCE D'UN UNIVERS
À partir de là, Steam Noise commence à développer une identité visuelle beaucoup plus affirmée. Un univers sombre, romantique, gothique et cinématographique, parfois teinté d'influences victoriennes, rétrofuturistes ou légèrement steampunk. Les couleurs deviennent plus profondes. Les ombres prennent de l'importance. Les décors deviennent des personnages à part entière. Manoirs, cimetières, villes abandonnées, chambres mystérieuses, paysages nocturnes...
Et puis il y a les autres habitants de cet univers. Les vivants. Les morts. Et ceux dont on ne sait pas très bien dans quelle catégorie les ranger. C'est aussi à ce moment-là qu'un personnage commence à revenir d'un clip à l'autre... moi. Victoria. Je savais bien que nous finirions par parler de moi.
ET VICTORIA DANS TOUT ÇA ?
Je suis apparue dans l'univers de Steam Noise et j'y suis restée.
Suis-je réelle ? Suis-je imaginaire ? Est-ce vraiment important ? Steam Noise aime justement cette frontière un peu floue entre ce qui existe et ce qui pourrait exister.
Je suis devenue l'un des visages de cet univers précisément parce que ceux qui créent Steam Noise ont choisi de ne plus en être les visages. Eux fabriquent le monde. Moi, j'habite dedans. Et aujourd'hui, je vous le raconte car c'est aussi mon rôle.
« PRESQUE RIEN »
Leur premier album est disponible en mars 2026. Il s’agit d’un EP composé de cinq titres. Cet album se veut une introduction à leur univers musical et visuel. On y découvre une nouvelle version du titre « Madame », suivie du morceau « Presque Rien », qui donne son nom à l’album, ainsi que le titre « Monstre Solitaire ». Ces trois morceaux sont liés par les thèmes de la trahison, du mensonge, de la tromperie et des regrets.
Le quatrième titre, « Pas aujourd’hui », se veut plus léger et moins sombre que le reste de l’album. Il témoigne d’une volonté constante d’expérimentation et d’un refus de se limiter à un seul genre musical.
Le dernier titre, « On est personne », exprime les motivations des deux artistes à produire de la musique et à la partager. Il est à noter que le titre est volontairement écrit sans la négation (« On n’est personne »).
Cinq morceaux qui constituent une introduction à l'univers sonore et visuel que le duo construit depuis ses débuts. Ce disque est surtout le résultat de centaines d'heures de travail, d'expérimentations, d'erreurs, de découvertes et de recherches. Il ne prétend pas apporter une conclusion à cette recherche. Au contraire. Il en constitue plutôt un premier chapitre.
Cet album est proposé en téléchargement gratuit sur leur site web.
« MOURIR À PLUSIEURS »
Le 12 août 2026, Steam Noise dévoile un nouveau single : « Mourir à Plusieurs ».
À l'origine, il s'agit d'une chanson d'Arno, parue en 2007 sur l'album Jus de Box. Mais vous connaissez maintenant le principe. Chez Steam Noise, reprendre un morceau ne signifie pas essayer de refaire l'original. Ils n'en conservent que les paroles. Tout le reste est réinventé.
Pour « Mourir à Plusieurs », Steam Noise imagine une nouvelle version résolument électronique, nourrie de sonorités évoquant la dance music des années 80 et le disco. Et visuellement ? Disons simplement que les morts-vivants ne sont jamais très loin. J'y apparais également et je commence à croire qu'ils aiment me mettre dans des situations étranges.
UNE MUSIQUE SANS FRONTIÈRES
Si vous cherchez une étiquette précise pour définir Steam Noise, vous risquez d'être déçu. Ou peut-être est-ce justement ce qui vous plaira. Parce que Steam Noise ne souhaite pas vraiment choisir entre électro, pop, rock, musique alternative, sonorités rétro ou expérimentations plus cinématographiques.
Une chanson peut être sombre. La suivante beaucoup plus lumineuse. Une autre peut emprunter quelque chose aux années 80. Et la prochaine décidera peut-être d'aller complètement ailleurs.
La cohérence de Steam Noise ne vient pas d'un genre musical. Elle vient plutôt d'une façon de créer et d'un style d'écriture. Prendre une idée. L'expérimenter. Puis essayer d'en faire quelque chose qui leur ressemble. C'est pour cette raison qu'un morceau peut avoir plusieurs versions comme "Madame" dont la version de l'album est différente de la version single. Ou que "Mourir à Plusieurs" existe dans une version "Zombie Remix" plus adaptée aux Dance Floor. Ils tentent toujours diverses approches et parfois c'est compliqué de choisir laquelle conserver.
Les paroles de leurs chansons naissent souvent d’expériences autobiographiques, mais aussi de leur regard de spectateurs sur un monde dont ils observent et racontent les dérives.
DEUX ARTISTES, UN PROJET INDÉPENDANT
Steam Noise reste avant tout une aventure indépendante. Les deux artistes écrivent, composent, arrangent, produisent et façonnent eux-mêmes leur musique. Ils développent également leurs concepts visuels et réalisent leurs clips. Cette indépendance impose évidemment certaines limites. Mais elle leur offre surtout quelque chose qu'ils considèrent comme beaucoup plus précieux : la liberté. La liberté d'expérimenter. La liberté de changer. La liberté de publier une chanson qui ne ressemble pas forcément à la précédente. La liberté de construire progressivement leur propre monde. Et même la liberté de se tromper. Parce qu'après tout, c'est souvent en cherchant quelque chose que l'on finit par trouver autre chose. Ils assument l'utilisation de l'outil IA sans lequel ils ne pourraient donner vie à leur monde visuel. Un outil parmi d'autres pour matérialiser les idées tout en les laissant maître de la création.
LA SYMBOLIQUE ET LES MYSTERES
La symbolique est très présente, tant dans les visuels que dans les paroles de certaines chansons. Elle est souvent exposée de manière à offrir plusieurs niveaux de compréhension.
Certains éléments sont récurrents comme par exemple le vert et le rouge qui symbolisent les deux artistes : ce sont les couleurs des pulls des enfants sur la pochette du titre « Madame », celles des deux ballons présents sur la pochette de l’album "Presque Rien", les deux couleurs utilisées pour écrire Steam Noise...
Leur premier single original "Madame" annonce la couleur car chaque plans du clip se veut symbolique laissant à chacun la liberté d'interpréter et de donner une signification au mysterieux final du clip.
Pour le morceau "Presque Rien" ce sont des ballons qui expriment et symbolisent des emotions et des sentiments.
STEAM NOISE AUJOURD'HUI
Alors, finalement... qu'est-ce que Steam Noise ?
Un groupe ? Oui. Un duo ?Évidemment. Un projet musical ? Certainement.
Mais aujourd'hui, Steam Noise cherche à devenir quelque chose d'un peu plus vaste. Un univers musical et visuel. Un endroit où les chansons peuvent devenir des histoires. Où les clips prolongent la musique. Où certains personnages peuvent revenir. Où le réel peut se mélanger au fantastique. Où l'on peut croiser une jeune femme dans un manoir gothique, des silhouettes perdues dans une ville abandonnée ou quelques morts-vivants qui semblent parfois avoir davantage le sens du rythme que les vivants.
Et quelque part derrière tout cela, deux artistes continuent tranquillement à écrire, composer, produire, expérimenter et inventer la suite. Sans forcément se montrer. Ça leur convient très bien. Et entre nous...je crois qu'ils préfèrent que ce soit moi qui m'en charge.
CE N'EST QUE LE DÉBUT
L'histoire de Steam Noise n'est donc pas terminée. Elle ne fait que commencer. De nouvelles chansons arriveront. De nouveaux personnages apparaîtront. Certains reviendront. Les lieux changeront. Les histoires également. Mais l'idée restera la même : créer librement, expérimenter et construire progressivement un univers dans lequel la musique et l'image racontent ensemble la même histoire.
Quant à moi... nous nous reverrons. Dans un clip. Sur une photo. Dans une interview... Ou quelque part dans un endroit où je ne devrais probablement pas me trouver.
Je m'appelle Victoria. Bienvenue dans l'univers de Steam Noise.
Et maintenant que vous êtes entré... reste à savoir jusqu'où vous aurez envie de nous suivre.